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Partage de printemps #3

Partage de printemps #3

Chères amies, chers amis,

Pour ce nouveau partage de printemps, avec vous, nous souhaitons appeler la lumière,
en puisant aux sources de la sagesse de Mère et Sri Aurobindo,
en partageant le nouveau texte de Monique Schloupt (publié lundi 30 mars),
en diffusant le message de White Eagle, de la nation Hopi (publié le 16 mars).

Enfin nous souhaitons relayer la campagne participative de NATIVES, le premier média (oh combien nécessaire !) en langue française autour des peuples racines. "Quand l’humanité est égarée dans un monde qui lui-même se perd, elle doit savoir remonter aux sources de ses origines pour se retrouver, en un temps où tout était vivant et où l’équilibre nécessaire à la vie reposait sur l’interdépendance de toute chose. Les peuples autochtones portent toujours cette vision globale et sont les derniers gardiens de la biodiversité depuis des millénaires."

Bonne lecture, avec toutes nos plus belles pensées.

Vous pouvez retrouver toutes les partages de printemps de L’agora sur notre site dans l’onglet info-lettre

Texte de Mère et Sri Aurobindo sur les épidémies et la peur

Douce Mère, quand on voit s’approcher une maladie, comment peut-on l’arrêter ? Ah !
D’abord, il ne faut pas la vouloir, et il faut que rien dans le corps ne la veuille. Il faut avoir une très forte volonté de ne pas être malade. Ça, c’est la première condition.
 
La seconde condition, c’est d’appeler la lumière, une lumière d’équilibre, une lumière de paix, de tranquillité et d’équilibre, et de la pousser dans toutes les cellules du corps, leur enjoignant de ne pas avoir peur, parce que ça c’est la seconde condition.
 
D’abord ne pas vouloir être malade, et puis ne pas avoir peur de la maladie. Il ne faut ni attirer ni trembler. Il ne faut pas vouloir la maladie du tout. Mais il ne faut pas ne pas la vouloir parce qu’on en a peur ; il ne faut pas avoir peur ; il faut avoir une calme certitude et une confiance complète dans le pouvoir de la Grâce de vous mettre à l’abri de tout, et puis penser à autre chose, ne plus s’en occuper. Quand on a fait ces deux choses-là : refuser la maladie avec toute sa volonté et infuser une confiance qui élimine complètement la peur dans les cellules du corps, et puis s’occuper de quelque chose d’autre, ne plus penser à la maladie, oublier que ça existe... voilà, si vous savez faire ça, vous pouvez même être en rapport avec des gens qui ont des maladies contagieuses, et vous ne les attrapez pas. Mais il faut savoir le faire.
 
Il y a beaucoup de gens qui disent : « Oh ! oui, ici, je n’ai pas peur. » Ils n’ont pas peur dans leur mental, leur mental n’a pas peur ; il est fort, il n’a pas peur ; mais le corps tremble, et on ne le sait pas, parce que c’est dans les cellules du corps que ça tremble. Ça tremble avec une anxiété terrible, et c’est ça qui attire la maladie. C’est là qu’il faut mettre la Force, et la tranquillité d’une paix parfaite et d’une confiance absolue dans la Grâce. (...)
 
(…) chacun individuellement, vous avez autour de vous quelque chose qui, au lieu d’être cette enveloppe très individuelle et très calme qui vous protège de tout ce que vous ne voulez pas recevoir. C’est-à-dire que votre réceptivité devient volontaire et consciente, autrement vous ne recevez pas ; et c’est seulement quand vous avez cette atmosphère consciente, extrêmement calme, et, comme je dis, que ça vient du dedans (ce n’est pas une chose qui vient du dehors), c’est seulement quand c’est comme ça que vous pouvez aller impunément dans la vie, c’est-à-dire parmi les autres et dans toutes les circonstances de chaque minute... Autrement, s’il y a quelque chose de mauvais à attraper, par exemple une colère, une peur, une maladie, un malaise, vous êtes sûr de l’attraper. Dès que ça commence à faire comme ça, c’est comme si vous appeliez toutes les vibrations analogues à venir s’emparer de vous.

 
Ce qui est admirable, c’est l’inconscience avec laquelle les hommes traversent la vie. Ils ne savent pas vivre, il n’y en a pas un sur un million qui sache vivre, et ils vont comme ça tant bien que mal, cahin-caha, ça va, ça ne va pas, et tout ça, pour eux, bah !
Qu’est-ce que c’est ? Ce sont des choses qui arrivent. Ils ne savent pas vivre. Il faudrait tout de même apprendre à vivre. Ça, c’est la première chose qu’on devrait apprendre à des enfants : apprendre à vivre. …
 


Texte de Monique Schloupt

Bonjour à tous, 

Un peu de sagesse en ce lundi matin pour commencer la semaine et voir ensemble où nous en sommes dans nos réflexions. Nous allons faire le point pour conforter notre chemin, pour trouver un peu d’apaisement et commencer à voir la Lumière !
Mais cependant, nous allons bien rester les pieds sur terre…
Je dis ceci tout simplement parce que je vois passer beaucoup de messages comme quoi nous vivons un moment de grand changement nous emmenant vers un nouveau monde et que ce sera formidable après.
Mais non ! ça ne se passe pas du tout comme ça croyez-moi ! Déjà dans l’instant présent, notre regard est porté sur ce qu’il se passe en ce moment dans le monde. Ne nous voilons pas la face. Des femmes, des enfants et des hommes souffrent dans tous les domaines. On ne peut pas faire comme si tout allait bien et que le nouveau monde va arriver à grands pas, ce n’est pas possible.
Nous sommes tout simplement à l’école et nous vivons une expérience, chacun avec notre propre histoire au sein d’une très grande histoire. Mais nous n’avons pas toujours bien réalisé nos devoirs, n’est-ce pas ! Alors, nous avons aujourd’hui, mission de reprendre ce qui nous n’avons pas appris ou compris ou ressenti pour pouvoir passer à une autre expérience dans la classe supérieure où tout serait, semble-t-il, plus facile et plus beau. Mais, car il y a un « mais », la seule condition pour y arriver, c’est que tous les élèves travaillent … et travaillent bien parce que, oui , nous sommes tous concernés ! pas une personne, pas un être sur la terre ne peut dire qu’il n’est pas concerné par le situation actuelle et qu’il n’est pas acteur du changement. Nous sommes tous à passer l’examen et personne, ici, ne peut présager de l’avenir car celui-ci dépend uniquement de ce qu’il se passe dans le temps présent. 
Je vous le disais dernièrement, les hommes apprennent par l’expérience…
Tout changement est acté après un travail profond qui est en train de se faire mais par tout le monde, pas une seule personne ne peut échapper à ce travail.
Si nous ne sommes pas dans l’action, si nous ne nous sentons pas concernés, si nous ne sommes pas dans le mouvement de compréhension, d’aide, d’entre aide, d’Amour et de compassion qui part de notre moi profond, le mouvement ne sera pas suivi au niveau universel. Pas la peine de renouveler l’expérience, elle est déjà assez terrible comme ça…il est donc important de porter à notre conscience que c’est maintenant que nous devons agir.
Mais comment me direz-vous ?

Étudions sagement la question
C’est très simple ! combien d’entre vous me disent être frustrés de ne pas pouvoir aider. Mais si ! nous le pouvons. Cela fait partie de nos devoirs mais cela implique très certainement un changement profond de compréhension de notre vision de la vie en s’engageant de façon consciente dans une action d’évolution à l’intérieur de nous pour être encore mieux pour les autres.
Voilà le passage ! c’est donc maintenant que tout se joue si nous ne voulons pas que nous ayons d’autres expériences à vivre toutes aussi douloureuses les unes que les autres..
C’est à chacun de nous, en ce moment même, dans l’instant présent, à être conscient que l’on est tous acteurs, sans exception, pour transcender les difficultés de ce monde, quelle que soit notre situation, quels que soient nos moyens. Nous avons tous, en nous, cette force intérieure pour ramener la vibration juste sur la terre. Alors, c’est tous ensemble que nous passons l’examen pour accéder à un espace meilleur mais tant que l’examen n’est pas passé, tant qu’il n’est pas accompli, personne ne peut prédire ce qu’il se passera après.
Réalisons vraiment quelle est notre mission de vie aujourd’hui par rapport à ce que nous vivons et sachons aussi de jamais oublier pour continuer à marcher sur le bon chemin. 
Des pensées, des actions, un regard, des sourires, une présence, une aide, un appel, une main tendue, des prières, un jeu avec un enfant, un élan de solidarité, un esprit de fraternité, prendre soin de la nature, de l’eau, des animaux font partie des travaux à réaliser et font partie intégrante de l’examen à passer sans oublier que c’est une mission de vie au quotidien et pas seulement quand une catastrophe se déclare…
Voilà la définition de la vie dans toute sa beauté.
Que nos prières et nos actions soient les bienvenues pour aider tous les êtres malades, toutes les personnes en détresse et toutes les personnes du monde médical sur toute la terre en ce moment.
Que la bienveillance et la bonté se répandent sur le monde et que la Lumière inonde chaque espace de l’infiniment petit à l’infiniment grand.
Merci.
Avec ma plus grande affection
Monique Schloupt


Texte de White Eagle

Ce que l’humanité traverse en ce moment peut être considéré comme un portail et un trou noir. La décision de tomber dans le trou noir ou de passer par le portail dépend de vous. S’ils se repentent du problème et consomment les informations 24 heures sur 24, avec peu d’énergie, nerveux tout le temps, avec pessimisme, ils tomberont dans le trou. Mais si vous saisissez cette occasion pour vous regarder, repenser la vie et la mort, prendre soin de vous et des autres, vous traverserez le portail.
Prenez soin de votre maison, prenez soin de votre corps. Connectez-vous avec le corps central de votre maison spirituelle. Connectez-vous à l’égrégore de votre foyer spirituel. Corps, maison, corps moyen, maison spirituelle, tout cela est synonyme, c’est-à-dire la même chose. Lorsque vous en prenez soin, vous vous occupez de tout le reste.
Ne perdez pas la dimension spirituelle de cette crise, ayez l’aspect de l’aigle, qui d’en haut, voit le tout, voit plus largement. Il y a une demande sociale dans cette crise, mais il y a aussi une demande spirituelle. Les deux vont de pair. Sans la dimension sociale, nous tombons dans le fanatisme. Mais sans la dimension spirituelle, nous tombons dans le pessimisme et le manque de sens.
Vous étiez prêt à traverser cette crise. Prenez votre boîte à outils et utilisez tous les outils à votre disposition. Apprenez-en davantage sur la résistance des peuples autochtones et africains : nous avons toujours été et continuons d’être exterminés. Mais nous n’avons toujours pas cessé de chanter, de danser, d’allumer un feu et de nous amuser.
Ne vous sentez pas coupable d’être heureux pendant cette période difficile. Vous n’aidez pas du tout en étant triste et sans énergie. Cela aide si de bonnes choses émanent de l’Univers maintenant. C’est par la joie que l’on résiste. De plus, lorsque la tempête passera, vous serez très important dans la reconstruction de ce nouveau monde. Vous devez être bien et fort. Et, pour cela, il n’y a pas d’autre moyen que de maintenir une vibration belle, heureuse et lumineuse. Cela n’a rien à voir avec l’aliénation. Il s’agit d’une stratégie de résistance.
Dans le chamanisme, il existe un rite de passage appelé la quête de la vision. Vous passez quelques jours seul dans la forêt, sans eau, sans nourriture, sans protection. Lorsque vous passez par ce portail, vous obtenez une nouvelle vision du monde, car vous avez affronté vos peurs, vos difficultés ... C’est ce qu’on vous demande. Laissez-les profiter de ce temps pour effectuer leurs rituels de recherche de vision. Quel monde voulez-vous vous construire ? Pour l’instant, voici ce que vous pouvez faire : la sérénité dans la tempête. Calmez-vous et priez. Tous les jours. Établissez une routine pour rencontrer le sacré tous les jours. De bonnes choses émanent, ce que vous émanez maintenant est la chose la plus importante. Et chantez, dansez, résistez par l’art, la joie, la foi et l’amour.


 


NATIVES, des peuples, des racines

Pourquoi Natives ?

Quand l’humanité est égarée dans un monde qui lui-même se perd, elle doit savoir remonter aux sources de ses origines pour se retrouver, en un temps où tout était vivant et où l’équilibre nécessaire à la vie reposait sur l’interdépendance de toute chose.
 
Les peuples autochtones portent toujours cette vision globale et sont les derniers gardiens de la biodiversité depuis des millénaires. Par nos modes de consommation, notre capacité à décider et séparer ce qui est vivant et ce qui ne l’est pas, nous avons entamé la destruction de cet équilibre fondamental qui fait de l’homme et de la nature, un tout.

Nous devons et nous voulons accompagner ces peuples pour leur redonner la parole, les écouter, permettre un dialogue et des échanges authentiques pour qu’ils puissent, à leur tour, nous accompagner dans ce chemin où le devenir de la vie est en jeu.

Pour soutenir et participer à la naissance de NATIVES >>> KissKiss BankBank

C’est avec l’envie et la volonté de construire un espace de dialogue et d’échanges, que NATIVES lance le premier média en langue française autour des peuples racines.
Partage de printemps #3

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